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Des articles de saison pour passer un bon hiver !




Pour combattre un rhume naturellement.



Et pour recharger ses batteries :

Il y a de la vitamine C dans de nombreux végétaux locaux.



Et on fait une petite cure pour retrouver tout son tonus :



Pour protéger sa peau du froid et de la déshydratation, rien de mieux que les huiles végétales.
A chaque peau, son huile.
Découvrez laquelle est faite pour vous !



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Projet épicerie en vrac


Voici une étude de marché sur l'implantation d'une épicerie en vrac dans le secteur d'Arpajon.
Si vous êtes intéressés, n'hésitez pas à répondre au questionnaire.


Répondre au questionnaire


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Du 100% local direct producteurs : Le premier Drive de produits fermiers en Essonne






Chaque semaine, 11 producteurs mettent en vente leurs produits de saison : fruits et légumes, volailles, porcs, agneaux, œufs ou encore produits laitiers et autres plats cuisinés, faites vos courses en ligne jusqu’au mardi à 10h puis récupérez les le jeudi en fin d’après midi.

L’association “Drive Fermier Essonne” réunit 9 membres fondateurs, tous producteurs en Essonne et désireux d’offrir du circuit-court aux Essonniens, des champs à l’assiette.
 
Le local et la revalorisation des produits agricoles vendus en direct sont une clé pour demain. Les agriculteurs à l’origine du drive fermier dans l’Essonne souhaitent plus que jamais aller chercher la valeur ajoutée de leurs produits et la proximité avec le consommateur, si proche d’eux.
En créant ce drive fermier, il maitrise d’un bout à l’autre la commercialisation, le tout dans un esprit collectif et constructif!
 
Venez les rencontrer lors des distributions hebdomadaires!
 
 


 
 
 
 
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Tout savoir sur les Menthes






Les menthes forment un genre (Mentha) de plantes herbacées vivaces de la famille des Lamiacées (Labiées), sous-famille des Nepetoideae, tribu des Mentheae, sous-tribu des Menthinae. Ce genre comprend de nombreuses espèces, dont beaucoup sont cultivées comme plantes aromatiques et condimentaires, ornementales ou médicinales.


Le genre Mentha est très diversifié. Pour cette raison, les nuances de couleurs de la floraison et du feuillage varient d’une espèce à l’autre. Il en est de même pour la taille et le port, même si ces critères sont sensiblement identiques d’une menthe à l’autre. Le plus souvent, la floraison s’échelonne de juillet à septembre/octobre et est de couleur rosée comme pour la Mentha spicata. Cette vivace rustique se présente sous forme de touffes denses au feuillage semi-persistant. Les feuilles sont ovales lancéolées et souvent velues. La menthe est surtout connue pour son feuillage aromatique. Toutes les parties de la plante sont odorantes mais l’odeur la plus forte se dégage essentiellement des feuilles. On trouve actuellement des variétés au parfum de réglisse telles que la menthe suisse ou la menthe réglisse !



A. Les différentes variétés








Les autres menthes.


Menthe est un nom attribué aussi, en langage courant, à d'autres plantes ne relevant pas du genre Mentha :

  • la menthe-coq ou menthe de Notre-Dame, Tanacetum balsamita L. subsp. balsamita, Astéracées.
  • la menthe des chats ou cataire, Nepeta cataria L., Lamiacées.
  • la menthe d'auvairniton bourgrire aussi appelée menthe poivrée du sud, Lamiacées.

Ainsi que :






B. Culture, récolte et conservation



La menthe, réputée envahissante, se cultive de préférence seule et demande un substrat toujours humide sauf en hiver. Elle préfère une terre riche tout au long de l’année. Exposée à l’ombre ou en lumière tamisée, la menthe devient très résistante. Selon les espèces, elle est rustique jusqu’à -5 ou -15°C. Idéalement, placez-la dans un endroit humide type prairies, fossés ou bords de rivières et ruisseaux. Certaines menthes comme Mentha aquatica sont totalement aquatiques et vivent les pieds dans l’eau.
 

 
Au potager, elle éloigne de nombreux insectes parasites, comme les pucerons et les fourmis. Elle aime la compagnie du brocoli, de la camomille, des choux (Bruxelles, chou-fleur), des navets, des pois, des radis et des tomates.

Elle n'apprécie pas le voisinage de la carotte, du concombre, du cornichon et du maïs.


La menthe demande très peu d'entretien :

  • Arrosez seulement par temps chaud, car il faut maintenir le sol frais, mais sans excès d'eau.
  • Sarclez et binez.
  • Coupez les tiges à quelques centimètres au-dessus du sol, dès le mois de novembre.
  • Ne fertilisez pas.

On ne connaît pas de parasite majeur à la menthe. Cependant, elle redoute l'oïdium.

L'oïdium nommé aussi « maladie du blanc » recouvre la plante d'un feutrage blanc d'aspect farineux. Les feuilles agressées se déforment et se perforent. Cela est généralement dû à une ambiance confinée et à de l'air chargé d'humidité.

 
 

La taille


•Taille d'entretien : il est conseillé de tailler la menthe en hauteur. Cette taille permettra de limiter sa pousse l’empêchant de devenir trop envahissante. Cela stimulera également la pousse des feuilles sur les côtés. En coupant les tiges régulièrement, vous favoriserez le développement de nouvelles pousses.

•Taille d'été : les fleurs éclosent généralement entre juin et septembre. Couper les bourgeons avant leur floraison permettra de contrôler la pousse de la plante et fera bénéficier d’une période de récolte plus importante. On peut aussi pincer les extrémités des tiges pour empêcher la plante de fleurir et ainsi favoriser le développement de nouvelles feuilles.

•Taille d'automne : en novembre, coupez les tiges à quelques centimètres au-dessus du sol.

 


La multiplier

La menthe est une plante très facile à multiplier. Il existe plusieurs méthode, mais la plus simple et rapide, pour peu que vous ayez un plant déjà à disposition est la division.


  • La division des racines

La division des pieds de menthe s'opère en général au printemps (Avril) ou à l'Automne (Septembre). Mais s'il ne fait pas trop froid, vous pouvez essayer à n'importe quelle période de l'année.
Commencez par déterrer le pied avec les racines. Coupez-le en tronçons de 5 à 10cm avec une bêche ou un sécateur. Enterrez chaque tronçon sous plusieurs centimètres de terre puis arrosez. Si le dieu du jardinage est avec vous, une bonne semaine plus tard vous verrez apparaître plusieurs nouvelles tiges.


  • Le bouturage des tiges

Pour bouturer votre menthe, prélevez quelques tiges de 10/15 centimètres. Enlevez les feuilles sur les deux tiers puis plongez les tiges dans un verre d'eau.
Attendre quelques semaines que des racines se forment, puis les planter.


 

Récolte et conservation


La période de récolte peut se réaliser toute l'année, mais plus généralement de mars à octobre. Vous pouvez cueillir les feuilles de menthe au fur et à mesure des besoins, mais de préférence le matin.

Coupez les tiges ou cueillez les feuilles. Il est conseillé de ne pas cueillir plus du tiers des feuilles de menthe en une seule fois. Laissez ensuite la plante repousser pour passer à une nouvelle récolte.

Il est préférable de cueillir la menthe le matin avant que le soleil n'altère les vertus aromatiques des feuilles.


Sinon, vous pouvez la conserver :

Au réfrigérateur : les feuilles se conservent quelques jours enveloppées dans du papier essuie tout humide entouré d'un sachet en plastique au réfrigérateur.

la faire sécher : pour utiliser les feuilles de menthe toute l'année il convient de les sécher. On suspend les tiges coupées à l'envers dans un lieu sec, sombre et chaud. Ensuite, une fois que les feuilles sont bien craquantes, on les stocke dans un récipient opaque et parfaitement hermétique.

La congeler : il est aussi possible de congeler les feuilles de menthe. Placez quelques feuilles de menthe (5 à 10) dans un compartiment du bac à glaçons, remplissez avec de l'eau et mettez-le au congélateur. Vous pouvez également disposez quelques feuilles de menthe à plat dans un sachet en plastique ou sur un plateau que vous conserverez au congélateur.


 
 
 
 

La menthe est surtout utilisée en cuisine pour aromatiser les sauces, les boissons, les desserts, les salades de fruits, les compotes, mais aussi les viandes, les poissons ou le taboulé.

Elle éloigne les mites, elle est donc utile dans les armoires. Au grenier, elle dérange les rongeurs.


 


Bien évidement voici la recette du Mojito


Ingrédients

  • 5 cl de rhum
  • 9 cl d'eau gazeuse
  • 2 cuillères à café de sucre blanc
  • Le jus d'un demi-citron vert
  • 2 branches de menthe fraîche
  • Quelques glaçons entiers


Recette

Dans un grand verre, mettez 2 cuillères à café de sucre blanc. Ajoutez le jus d'un demi citron vert (sans les quartiers pour éviter l'amertume). Complétez avec 2 branches de menthe fraîche.

Pilez les ingrédients avec 9 cl d'eau gazeuse pour délivrer tous les arômes de menthe sucrée. Ajoutez ensuite 5 cl de rhum et terminez avec des glaçons entiers pour rafraîchir le Mojito sans le diluer.




Comment faire de l'extrait ou de la liqueur de menthe, voici la recette :
 
Macérât alcoolique de menthe

 


C. Vidéos

 
















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Au potager




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Tout savoir sur l'ail (ou les aulx)



L’ail, ail commun ou ail cultivé (Allium sativum) est une espèce de plante potagère vivace monocotylédone dont les bulbes, à l’odeur et au goût forts et à la saveur piquante, sont souvent employés comme condiment en cuisine.

            Une tête d’ail se compose de plusieurs caïeux ou gousses d’ail.
L’ail est connu depuis les temps les plus reculés pour ses vertus médicinales.
            Hippocrate classait l’ail parmi les médicaments sudorifiques, assurant qu’il était « chaud, laxatif et diurétique ».
            Grâce aux croisés, il fut considéré comme la panacée en Europe, même contre la peste et les possessions démoniaques (Les têtes d’ail agitées devant les vampires ou Dracula…).


            L’une des sauces médiévales les plus appréciées était la « sauce d’aulx », qui alliait l’ail pilé au persil et à l’oseille, pour accompagner les poissons, ou au vinaigre et à la mie de pain, pour les grillades.

 

 

A. Description


 

Plante herbacée, bulbeuse et vivace assez grande à nombreuses feuilles engainant le bas de la tige. Elle mesure 5 à 12 cm de hauteur.
 

            L’inflorescence est rare chez beaucoup de cultivars et n’apparait qu’occasionnellement en cas de stress. Elle est enveloppée d’une spathe en une seule pièce tombant assez rapidement. Les fleurs sont groupées en ombelles. Assez peu nombreuses, elles sont de couleur blanche ou rose et s’épanouissent en été.


            Le fruit est une capsule à 3 loges, mais celle-ci est très rarement produite et la hampe florale donne plus souvent naissance à des bulbilles florales sauf pour les cultivars originaires d’Asie centrale et du Caucase qui sont proches du type sauvage.


            La multiplication végétative est plutôt la règle par le biais des bulbes formés à la base de la tige. Ce sont des bulbes composé de 3 à 20 bulbilles (gousses) arquées appelés caïeux. Chacun est entouré d’une tunique parcheminée et le groupe d’un même pied est lui-même inclus dans une tunique identique à multiples couches.





            B. Variétés



La classification traditionnelle distingue les cultivars selon des critères morpho-physiologiques en fonction de leur période de végétation et de la couleur de la tunique du bulbe et des bulbilles.

            – L’ail d’automne est planté de septembre à novembre, c’est de l’ail blanc ou violet qui est souvent plus précoce mais supporte moins bien le froid. Il produit très rarement des hampes florales. La récolte s’étale sur deux mois de mi-avril à mi-juin pour la récolte en frais et de mi-mai à mi-juillet pour la récolte en sec. Il se conserve jusqu’en décembre-janvier.
           

 – L’ail de printemps est planté entre décembre et janvier avec un mois en plus ou en moins selon les variétés et le climat et parfois même jusqu’en mars. Lui aussi ne produit que très rarement des hampes florales. C’est de l’ail rose qui se récolte presque toujours en sec en juillet. Il se conserve jusqu’en mars-avril de l’année suivante.
           
– L’ail à bâtons est dit alternatif car pouvant être planté de novembre à février. Il produit couramment des hampes florales. Ce sont des ails roses récoltés généralement en sec de la mi-juin à la mi-juillet.

 
Chacun des groupes comporte ses propres cultivars, en grande partie cultivés dans les régions d’Europe méridionale.

Actuellement près de 130 cultivars sont inscrits au Catalogue européen des espèces et variétés et près de 35 au Catalogue officiel français.


Dans le cas de la France, en fonction du terroir où elles sont cultivées et de leur couleur spécifique, ces variétés sont parfois labellisées :
– Ail blanc de Lomagne (Midi-Pyrénées), IGP
– Ail d’Auvergne
– Ail de Cherrueix (Bretagne).
– Ail de la Drôme, IGP
– Ail de Provence
– Ail fumé d’Arleux (Nord-Pas-de-Calais, demande d’IGP en attente) ;
– Ail rose de Lautrec (Midi-Pyrénées), IGP et Label rouge
– Ail rose du Var (synonymes : Rose de Brignoles ou Moulinen )
– Ail violet de Cadours (Midi-Pyrénées)

 






 



C. Culture



 
La plante aime les sols légers, profonds, riches en éléments nutritifs anciens et bien drainés. Les semences sont enfouies à 3-5 cm de profondeur, les plants espacés de 10-15 cm et les lignes espacés de 25-30 cm. Les bulbes d’ail pourrissent dans les sols lourds et glaiseux, surtout s’ils restent humides. Il ne faut pas cultiver dans les sols organiques ni utiliser de fumiers frais, cela les fait pourrir. L’ail préfère les engrais granulaires minéraux. Ne jamais rechausser les bulbes d’ail, la surface du bulbe doit se trouver à l’air. Utiliser les parties extérieures pour la plantation et le centre pour la consommation.

            En France, on peut le planter à partir de mai. Dans les régions plus chaudes, la plantation peut se faire jusqu’en automne si elle est faite dans un sol qui se drainera bien en hiver. Les plantations automnales donnent de meilleures récoltes.

A la fin de l’été, « nouer » le feuillage (le coucher sur le sol) afin de faire mûrir les bulbes et d’augmenter la récolte.
Les gousses des épiceries sont souvent traitées aux anti-germinatifs et ne peuvent donc pas être replantées.

 

 
 

D. L’ail rocambole


 

L’ail rocambole (Allium scorodoprasum L. 1753) est une plante herbacée, haute de 20 à 40 cm, vivace par son bulbe et ses bulbilles floraux.

Feuilles à limbe allongé, tubulaire, naissant toutes du bulbe, à gaines membraneuses, embrassantes, emboîtées les unes dans les autres. L'odeur, forte en soufre, se développe dès que les tissus sont écrasés.

La tige florale est contournée en spirale en sa partie supérieure et se termine par une inflorescence renfermées avant la floraison dans une spathe écailleuse. Les fleurs sont blanchâtres ou rosées, groupées, mêlées à des bulbilles. Lorsque la tige sèche à l'automne, elle plie et amène les bulbilles jusqu'au sol où elles s'enracinent.

Son bulbe est formé de caïeux (gousses), ovoïdes, oblongs, comprimés latéralement, un peu arqués et renfermés dans une tunique commune.

L'ail rocambole se cultive comme l’ail commun. Il apprécie une terre bien drainée, légère et sans fumure récente (depuis au moins 1 an). Installez-le dans un endroit ensoleillé, là où vous n'avez pas cultivé les années précédentes de légumes de la même famille (échalote, oignon et poireau). Si votre terre est très humide, ajoutez un peu de sable à votre terre et plantez l'ail sur des buttes de 10 à 15 cm de haut. Cette culture sur buttes facilite l'écoulement de l'eau et permet également d'augmenter légèrement la température du sol. L’ail rocambole se plante au printemps, de mars à mai.

La plantation se fait à 25 cm en tous sens. Creusez un trou (3 fois le volume de la motte), placez la motte, et recouvrez de terre. Tassez et arrosez légèrement.

Binez et sarclez, surtout au début de la culture. Arrosez uniquement en cas de sécheresse vers le mois de mai.

A noter : l’ail rocambole est moins sensible que l’ail commun aux maladies, ravageurs ou à l’excès d’humidité. Attention, l'ail rocambole disparaît au début de l'été et ne repousse qu'en automne.

Certaines variétés d'ails cultivés du groupe I dit "à tige dure" portent aussi parfois le nom de rocambole par analogie mais leur hampe florale n'est jamais consommée.

 
Toutes les parties de l'ail rocambole se consomment, en effet, on pourra consommer les bulbilles aériens, les tiges, les feuilles et les bulbes souterrains.

 L'ail rocambole est souvent cultivé comme une vivace au potager, on consomme donc le plus fréquemment les bulbilles aériens en laissant le bulbe souterrain en place pendant plusieurs années au potager.

 Mettez les bulbilles aériens récoltés à sécher comme de l'ail commun sur un journal, dans un endroit sec et tempéré exposé à la lumière mais à l'abri des rayons du soleil.  

 
 
 
 

E. L'ail des ours

 
 
 
L'ail des ours (Allium ursinum), également appelé ail sauvage ou ail des bois, est une plante herbacée vivace de la famille des Amaryllidaceae.
 
C'est une plante de sous-bois frais et ombragés, à fleurs blanches de 20 à 50 cm de hauteur. Lorsque son feuillage est légèrement froissé, elle dégage une forte odeur caractéristique d'ail. C'est une plante sociale qui forme parfois de vastes colonies dans les sous-bois frais ou le long des ruisseaux. Les feuilles apparaissent en février-mars et les fleurs d'avril à juin. La période de la récolte se termine avec les premières fleurs.
 
Il a été très utilisé en Europe et en Asie. On peut manger son bulbe et ses feuilles comme légume ou condiment. Il est excellent cru dans les salades. Ses feuilles se préparent sous forme de pesto et soupe ou comme épice dans des salades, des tisanes. On peut le cuire comme des épinards, le consommer sur des tartines, ou encore dans du yaourt nature. On en fait enfin un beurre assaisonné pour les grillades.
 
Durant les quelques semaines de floraison, qui ont lieu d'avril à juin, l'ail des ours constitue une source de nourriture importante pour de nombreux insectes pollinisateurs. Riche en nectar et en pollen cette plante mellifère présente un intérêt apicole non négligeable.
 
On utilise le bulbe dans des : teintures, sirops, décoctions, jus, cataplasme de pulpe, essences. Il est conseillé de l'utiliser de préférence cru pour préserver la vitamine C. L'essence est utilisée comme rubéfiant en cas de rhumatismes et comme désinfectant de l'atmosphère intérieure. Les feuilles fraîches peuvent être utilisées comme épice, coupées menu comme de la ciboulette ou du persil et mises sur du pain, sur les soupes, les sauces, les salades et les plats à base de viande. Ceci est approprié pour les diarrhées chroniques et aiguës, mais également en cas de constipation lorsque celle-ci est due à des crampes internes ou à un relâchement de l'intestin.
 
 
Dangers de confusion
 
Avant floraison, l'ail des ours peut être confondu avec le muguet de mai ou le colchique d'automne, qui sont tous deux très toxiques (éventuellement mortels). La distinction peut facilement se faire grâce à l'odeur alliacée dégagée par les feuilles froissées de l'ail des ours uniquement, ainsi que par la consistance des feuilles, coriaces chez le muguet et encore plus chez le colchique.
 
 Autre risque de confusion : certaines variétés d'arum peuvent pousser mêlées à l'ail des ours. L'arum est très toxique (éventuellement mortel). Or les jeunes feuilles d'arum présentent une forme et une couleur identiques à celles des jeunes feuilles d'ail des ours, le risque de confusion est donc important. Les deux variétés se distinguent uniquement par le dessin des nervures, parallèles pour l'ail des ours et pennées pour l'arum. En outre les feuilles d'arum froissées ne dégagent pas d'odeur alliacée. En grandissant, la feuille d'arum prend une forme caractéristique permettant de la distinguer plus aisément de la feuille d'ail des ours.
 
 
Culture
 
L'ail des ours se multiplie par division des bulbes ou par semis.
Par division de bulbes : en octobre, prélevez quelques bulbes là où ils sont nombreux (jamais avant 3 ou 4 ans après le semis), et replantez-les, à mi-ombre, tous les 20 cm.
 
Par semis : La récolte des graines d'ail des ours se fait en juin ou juillet, lorsque les ombelles sont à maturité.
Coupez-les avec leur pédoncule.
Faites-les sécher dans un local frais, sec et aéré, puis battez-les au-dessus d'une table, pour récupérer les graines.
Semis à l'ombre ou à mi-ombre, en sol frais, plutôt lourd, très riche en humus et terreau de feuilles, en sachant que c'est une plante envahissante.
Semez très clair en juillet, dans un sol bien préparé, enrichi de compost.
Recouvrez les graines d'un centimètre de terreau.
Arrosez à la pomme chaque semaine, jusqu’en septembre.
N’éclaircissez que la 2e année, à 20 cm, et profitez-en pour consommer les jeunes plants retirés.
 
L’ail des ours entre en dormance l’été pour réapparaître au printemps suivant.
 
On ne connaît aucun ennemi à l’ail des ours, à part les ours qui aimeraient la consommer après leur longue hibernation.
 
Vous pouvez commencer la récolte des feuilles et des fleurs l’année qui suit le semis, en avril, mai et juin, mais attendez 3 ans pour commencer à prélever les bulbes.
 
Les bulbes se conservent une semaine. Les fleurs et les feuilles doivent se consommer très fraîches.
 
Vous pouvez congeler les feuilles : lavez-les et laissez-les ressuyer sur un papier essuie-tout avant de les ranger dans une boite ou un sachet spécial congélation.
 

 
 
 

F. En cuisine



  
 
Ainsi, non seulement, l’ail relève les plats tout en ayant un apport calorique presque nul, mais en plus, il est  diurétique. Riche en fructosanes et en potassium, il stimule le métabolisme. Autrement dit : deux en un, ce petit aliment magique contribue à la fois à vous procurer un sentiment de satiété, ainsi qu’à éliminer. Un ingrédient indispensable si vous envisagez une cure détox, par exemple, malgré ses effets dévastateurs sur l'haleine
 


Remerciez aussi ses antioxydants, notamment le sélénium, qui aident la peau à se protéger contre les méfaits du soleil. L’ail est également très riche en vitamine C, indispensable pour l’énergie, et en vitamine B6, qui favorise une bonne gestion du stress – grand responsable du vieillissement. Ce n’est sans doute pas un hasard si l’ail fait partie des indispensables du régime méditerranéen, réputé pour ses centenaires en pleine forme.

 
Dernier petit conseil pour vous éviter des effets secondaires indésirables : si vous le digérez mal, commencez par l’absorber cuit avant de progressivement passer au cru. Enfin, n’oubliez jamais d’enlever le germe vert qui se trouve au milieu.

 

L’ail : cru ou cuit?
 
 L’enzyme que l’on retrouve dans l’ail et qui permet la formation de l’allicine et des autres composés sulfurés est désactivée par la chaleur. Selon le mode et le temps de cuisson de l’ail, les composés sulfurés formés seront différents et la quantité d’antioxydants pourra diminuer. Les propriétés de l’ail cru seraient ainsi supérieures à celles de l’ail cuit. Un truc : ajouter l’ail 20 minutes ou moins avant la fin de la cuisson afin de préserver le plus possible la qualité de ses composés actifs.

 
Attention : consommé en trop grandes quantités, l’ail peut entraîner des brûlures gastriques.
 






 

 G. Des vidéos






















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Tout savoir sur le Topinambour (Helianthus tuberosus).




De la plantation à la récolte, sa culture est facile et peu exigeante, et le topinambour vous comblera sans aucun doute.

Le topinambour (plur. toupinambaux, bot. Helianthus tuberosus L., 1753), aussi appelé artichaut de Jérusalem, truffe du Canada ou soleil vivace, est une plante vivace de la famille des astéracées, dont l'espèce appartient au même genre que le tournesol (Helianthus annuus).

 

A. Origine et histoire


 
Le topinambour est originaire d'Amérique du Nord (États-Unis et Canada), où il était cultivé par des tribus amérindiennes bien avant l'arrivée des Européens.

Samuel de Champlain, explorateur français le découvrit en 1605 lors des ses expéditions dans la Nouvelle France (actuel Canada). Il rapporta que les populations indigènes la cultivaient de longue date comme fourrage et comme légume.

Sa diffusion en Europe se développe rapidement grâce à sa culture facile, sa rusticité et sa forte multiplication végétative, même dans des sols pauvres. Il est appelé poire de terre dans le Traité des aliments de Louis Lémery en 1702.

Durant la Seconde Guerre mondiale, sa consommation augmente, car le topinambour, tout comme le rutabaga (Brassica napus subsp. rapifera), n'était pas réquisitionné au titre des indemnités de guerre à verser à l'Allemagne - à la différence de la pomme de terre. C'est pourquoi dans certains pays d'Europe il reste associé aux souvenirs de guerre.

L'appellation « cul d’artichaut » en langage populaire provient de son goût proche de l'artichaut.

L'appellation anglaise « artichaut de Jérusalem » (Jerusalem artichoke) viendrait quant à elle, de la déformation du terme italien girasole (« tournesol »).

 

 

B. Description



C'est une plante vivace très rustique, résistante au froid, qui peut devenir envahissante à cause de ses rhizomes tubérisés. Elle peut atteindre jusqu'à trois mètres de haut, avec de fortes tiges, très robustes. Son cycle est annuel.

Ses feuilles, alternes, sont de forme ovale, à pointe aiguë, rudes au toucher.

Ses inflorescences sont des capitules entièrement jaunes groupés en panicule terminal, apparaissant de septembre à octobre. Les variétés cultivées ne fleurissent généralement pas.

Ses tubercules, qui sont des rhizomes tubérisés, ont une forme mamelonnée, très irrégulière, arrondie ou ovale, toujours plus amincie à la base. Ils sont recouverts d’écailles brunes rosées entre lesquelles apparaissent des nœuds. Sa couleur varie du jaune au rouge.

La substance de réserve n'est pas l'amidon comme pour la pomme de terre, mais un glucide qui en est proche, l'inuline, qui est un polymère du fructose. Ce glucide non assimilable n'influence pas la glycémie des personnes présentant un diabète sucré, contrairement à l'amidon. Elle est en revanche métabolisée par certaines bactéries intestinales et peut donc provoquer des flatulences.

 L'espèce s'est naturalisée dans de nombreuses régions d'Europe, dans les zones humides et notamment le long des cours d'eau, où elle est parfois considérée comme une espèce envahissante.


 

C. Culture


 
C'est une plante rustique, facile à cultiver, même dans les sols les plus pauvres. Elle est peu sensible aux maladies, hormis l'oïdium, et aux prédateurs, tels que lapins ou chevreuils, mais les limaces peuvent décimer les jeunes plants et les tubercules. Les topinambours ne craignent pas le froid tant qu'ils sont en terre.

 

La multiplication se fait par plantation de tubercules en lignes, en février ou mars, selon les régions. Il convient de butter les plants dès qu'ils ont atteint un certain développement. On peut aussi bouturer la plante en juin en prélevant vers le haut du plant une bouture d'une vingtaine de centimètres et en la plantant en milieu humide et chaud à mi-ombre.


La récolte peut se faire environ sept mois après la plantation, à partir de septembre et jusqu'en mars, toujours selon les régions, et en fonction des besoins. En effet, les tubercules déterrés ne se conservent pas et le tubercule arraché craint le gel. C'est généralement vers la mi-octobre que les producteurs commencent à avoir un rendement convenable mais, plus l'automne avance, plus le goût du topinambour s'améliore.

 
Réserver un endroit à part du jardin pour le topinambour, car il reste toujours dans le sol un tubercule, ou même un morceau, qui va permettre la repousse d’année en année. Pas besoin de replanter, ça pousse tout seul, et la récolte est assurée.

 
Si on souhaite arrêter la culture, il est important de bien récolter tous les tubercules, car même un fragment peut repousser l'année suivante.

 

 

D. Variétés


 


Il existe différents cultivars de topinambours tels que :

  • Patate : bulbes arrondis faciles à éplucher, peau rougeâtre, chair blanche, d’une finesse remarquable, très productif ;

  • Violet de Rennes : tubercules en forme de massue à peau violet clair, ancienne variété française de bonne qualité culinaire ;

  • Sakhalinski rouge : tubercules en forme de massue, violet clair ;

  • Rouge du Limousin, ou Fuseau : plus petits tubercules allongés rosés et sucrés.

 
 


E. Utilisation




Les tubercules se consomment cuits de diverses manières : en salade, chauds en accompagnement, frits, en purée, sautés au beurre, etc. On peut aussi les consommer crus, râpés ou coupés en lamelles, comme des crudités dans de la vinaigrette. Leur saveur se rapproche de celle des fonds d'artichaut ou des salsifis.

Il contient de nombreuses vitamines, notamment A, C et B3, des sels minéraux, comme le potassium, et des glucides, essentiellement sous forme d'inuline, ce qui en fait un aliment assez pauvre en calories. Il contient peu de sodium par rapport au potassium, ce qui en fait un bon aliment diurétique. Les sucres du topinambour favorisent l’absorption du calcium et du magnésium.
La particularité de l'inuline : Tout ce que l’on boit après en avoir consommé a un goût sucré !

 

 
À l’œil, l’aspect irrégulier ne doit pas dérouter ni rebuter : c’est le signe distinctif du topinambour. Cependant, les tubercules vraiment trop biscornus sont écartés car ils seraient trop difficiles à éplucher. La peau doit être bien tendue et exempte de meurtrissures. Une fois récolté (sorti de terre), le topinambour a tendance à ramollir. Au toucher, sa fermeté est donc un signe de fraîcheur.

Les tubercules se conservent deux à trois jours maximum dans le bac à légumes du réfrigérateur et jusqu’à une semaine s’ils sont conservés dans un sac en plastique pour préserver la fraîcheur de leur chair et éviter leur dessèchement.

Une fois pelés, ils s’oxydent vite ; évitez donc de les préparer trop à l’avance. On peut cependant les conserver - si nécessaire en termes d’organisation - quelques heures au frais dans une eau bien citronnée.

Le topinambour est une bonne source de fibres, également bonnes pour le transit  : un tubercule contient  7 à 8 % de fibres. Côté calories, il apporte 31 kcal pour 100g, soit beaucoup moins que la pomme de terre (85 kcal/100g), et même moins que l’artichaut (40 kcal/100g).

Le topinambour ne demande que quelques minutes de préparation : il suffit de le rincer sous l’eau puis de le brosser soigneusement. Il est possible de le peler avant cuisson à l’économe tout simplement (ou au couteau d'office si la peau est épaisse). Une fois pelé, bien le citronner pour éviter qu’il ne s’oxyde. À noter : la peau est comestible (pour des préparations demandant des cuissons longues).

 

  • Préparer un saladier d'eau froide additionnée de jus de citron.
  • Selon les variétés, la peau des topinambours est plus ou moins épaisse. Si la peau est épaisse, utiliser de préférence un couteau d'office (peler jusqu'à voir apparaître la chair couleur ivoire). Si la peau est fine, utiliser simplement un économe. Pour les plus patients peler les petites protubérances qui peuvent apparaître sur le topinambour ; sinon, les couper (pas de scrupules ; cela ne représente que de très petites pertes de matière première !).
  • Plonger les topinambours pelés dans l'eau citronnée au fur et à mesure de l'épluchage afin que la chair ne s'oxyde pas.
  • Les couper ensuite juste avant de les mettre en cuisson (selon les besoins de la recette : en dés, en bâtonnets, en tranches...) ou les laisser entiers.

 

Les modes de cuisson

 
  • 20 à 30 min à l’eau bouillante salée, avec un démarrage à froid. On pourra, après les avoir soigneusement égouttés, faire revenir les topinambours dans du beurre, les crémer, les mixer en purée ou – plus original – les servir chauds émincés avec une vinaigrette. Pour la cuisson à l’eau, l’ébullition doit être portée lentement pour ne pas faire éclater les tubercules. La pointe d’un couteau permettra de vérifier la cuisson (ni trop moelleux ni trop ferme). Attention : trop cuit, le topinambour a tendance à se déliter. Après cuisson, il se pèle comme une pomme de terre.
  • 5 à 10 min à la poêle après cuisson à l’eau bouillante.
  • 15 min au wok ou à la poêle, sans cuisson préalable. Dans ce cas, détailler les tubercules en fines rondelles.
  • 15 à 20 min en cocotte, finement émincés avec un fond d'eau et de beurre.
  • 20 à 30 min à la vapeur, avec ou sans la peau.

 

À noter : le topinambour serait mieux toléré par le système digestif après avoir cuit, bouilli, avec quelques pommes de terre. Leur amidon limiterait le taux d’inuline, responsable d’éventuels désagréments. Une cuillérée à soupe de bicarbonate dans l’eau de cuisson aurait les mêmes propriétés.

 
 
 
 

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