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Que faire en mai au jardin ?





 En mai, le muguet ouvre le mois avec la tradition du 1er mai ! C'est l'apogée du printemps : tous les végétaux éclatent et poussent à vue d'œil, avec les beaux jours... Un petit bémol, prenez garde aux Saints de glace : une gelée tardive peut être fatale pour certaines plantes ou certains arbustes !
 
Bien des dictons populaires recommandent d'attendre que les Saints de glace soient passés pour repiquer les plants en pleine terre. Les saints de Glace sont les jours de la St Mamert (11 mai), St Pancrace (12 mai) et St Servais (13 mai).
 
"S'il pleut à la saint Urbain (25 mai), c'est quarante jours de pluie en chemin"
 
 
 
 
 
 
Le fleurs offrent une symphonie de couleurs et de parfums : anémones, fritillaires impériales, ancolies, campanules, cœur de Marie, iris, lupins, pivoines...sans oublier les floraisons d'arbustes comme le cytise, le ceanothe, le deutzia, le magnolia, le tamaris, l'arbre de Judée, et bien d'autres encore, parmi lesquels l'emblématique et magnifique lilas !






Le jardinage au potager en mai : planter, semer, récolter


  • Les semis en pleine terre de ciboulette, carottes, navets, fenouil, potirons, persil, laitue, haricots, tétragone peuvent être entrepris,
  • Les choux-fleurs et choux d'automne seront à repiquer,
  • Les pieds de tomates peuvent, partout, être mis en pleine terre, ainsi que les aubergines, melons, poivrons et basilic,
  • La récolte des radis et des asperges est à son maximum. N'oubliez pas de semer des radis tous les 10 jours afin d'avoir une récolte échelonnée,
  • Récoltez les salades,
  • Les semis de chicorées qui feront vos endives l'hiver prochain sont à faire maintenant.


En savoir plus :

     Les haricots
     Les salades
     Les courges
     Les pommes de terre
     Les tomates: les meilleures variétés
     Tomates précoces pour régions fraîches
     Les radis
     Les carottes
     Les betteraves
     Les melons
     Les oignons
     L'ail (ou les aulx)
     Le Topinambour
     Les Menthes







Jardiner au verger en mai


  • Régalez vous des premières cerises,
  • Si ce n'est fait, paillez les fraisiers et les petits fruits,
  • C'est le moment de greffer certains fruitiers,
  • Vous pouvez faire un éclaircissage des jeunes arbres qui ont trop de fruits,
  • Palissez les fruitiers tels que la vigne et autres arbres en espalier,
  • Si vous ne l'avez pas fait lors de la plantation, creusez une cuvette autour des jeunes arbres pour qu'ils gardent l'eau d'arrosage.


En savoir plus :

     Les fraises
     Les groseilliers (Ribes)
     Les ronces (Rubus)
     Les pommiers
     Les poiriers
     Les pruniers
     Les pêchers






Le jardin d’ornement en mai : massifs de fleurs, arbres et arbustes


  • Toutes les fleurs d'été peuvent maintenant être mises en pleine terre (ou en jardinières) dont les géraniums,
  • Vous pouvez encore faire des semis d'annuelles en place y compris les grimpantes (capucine, ipomée, pois de senteur, ...),
  • Plantez des griffes de muguet à l'ombre,
  • Si vous avez un bassin, vous pouvez y planter les nénuphars et les plantes de basssin
  • Coupez les tiges de vivaces qui sont défleuries (iris, aubriètes...) sans toucher aux feuilles,
  • Faites un éboutonnage des rosiers, supprimez les gourmands des rosiers, les drageons de lilas et de noisetier,
  • Arrachez les bulbes de printemps défleuris et poursuivez la plantation des bulbes d'été,
  • Sortez les cactées et plantes grasses ainsi que les plantes en bac (laurier rose...).
  • Taillez les arbustes à floraison printanière ainsi que les ,haies de conifères,
  • Plantez des arbustes d'ornement achetés en containers,
  • Taillez les bruyères qui ont fini de fleurir,
  • Faire des boutures d'hortensias !


En savoir plus :

      Les variétés de rosiers jamais malades
      Guide pour la mise en place de plantations Mellifères (PDF)
      Les engrais verts


 

Autres petites interventions en mai


  • A la maison, durant la deuxième quinzaine du mois, sortez progressivement les plantes qui sont suffisamment rustiques pour passer l'été dehors sur la terrasse,
  • Si vous avez une véranda ou une serre, aérez la bien durant la journée,
  • Surveillez les apparitions d'oïdium, de pucerons, de limaces, de rouille, etc,
  • Faites vos travaux d'entretien dallages, clôtures, murets, arrosage enterré...


 Quelques idées :

🌸 Les portes
🌸 Des potagers qui font rêver
🌸 Quand le tuteurage devient un art
🌸 Faire une pause au jardin
🐝 Des ruches décorées
🐞 Hôtels à insectes
🐦 Des nichoirs
🐣 Des poulaillers
🌸 Abris et cabanes de jardin




Des vidéos


Semer, planter, rempoter, désherber... le mois de mai est dense d'activités au jardin. Hubert le jardinier vous donne la liste des travaux à effectuer en mai au jardin.









 permaculture agroécologie etc...  - Astuces et idées pour jardiner en mai : semis, plantations, plantes sauvages, etc ...










En savoir plus :


Les engrais verts

Au potager

Les fruits et les légumes : Culture et variétés

Des potagers qui font rêver (album)

Keyhole ou jardin dit "trou de serrure"

Wicking Bed

Spirale aromatique

Châssis et couche chaude




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Troc aux Plantes - St chéron




Samedi 05 mai 2018 | 10h00 -13h00  Salle d'Orgery

Entrée libre

C'est bientôt le moment de planter !

Alors venez échanger entre particuliers votre trop plein de graines, vos semis de printemps et boutures de fleurs avec d'autres passionnés de jardin.


> Organisé par les Jardiniers en Essonne

> Avec la participation du CANE et de l'association Rencontres Familiales


 
 
Salle d’Orgery
Parc des Tourelles
 91530, Saint-Chéron



 
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Les semences paysannes : retour à la nature - Kaizen Magazine






Les semences sont les premiers maillons de la chaine alimentaire. Mais de quelles semences parlons nous ? Jean Martial Morel, Président de l'association Kaol Kozh à Rennes nous rappelle l'importance des semences paysannes.



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Projection-débat 23 novembre - Zéro Phyto - 100% BIO




Zéro Phyto - 100% BIO
 
Nous vous annonçons la prochaine projection-débat organisée avec Ciné 220. Nous aurons la chance de découvrir un film « Zéro Phyto - 100% BIO » en avant-première puisque sa sortie nationale n’aura lieu que le 31 janvier 2018. le réalisateur Guillaume BODIN sera présent et participera au débat.
Avant d’être réalisateur et producteur de films, Guillaume Bodin était vigneron en bio et biodynamie. Auparavant, il a réalisé : « La clé des terroirs » (2011), un documentaire sur la vie des vignerons au plus près de la nature et « Insecticide mon amour » (2015), documentaire à la suite d’une enquête de 2 ans sur le problème des traitements obligatoires aux insecticides contre la flavescence dorée dans le vignoble bourguignon.
Alors retenez votre soirée pour venir au Ciné 220 ce jeudi 23 novembre et n’hésitez pas à diffuser à vos amis, vos voisins le tract ci-joint.
 
 
Devenons une Agglo Zéro Phyto - 100% BIO !
 
le 1er janvier 2017 ,  la loi Labbé a  interdit l’utilisation de pesticides dans les espaces publics. Puis à partir du 1er janvier 2019,la commercialisation et la détention de produits phytosanitaires à usage non professionnel seront interdites.
 
Alors ou en sommes-nous un an après ?
 
Le site suivant recense les communes en voie d’application de la loi :
http://www.villes-et-villages-sans-pesticides.fr/
 
Dans notre agglomération, seule la commune de sainte Geneviève des bois est déclaré comme n’ayant pas changé ses pratiques
 
 
 
 
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La bioturbation avec et sans faune du sol







La bioturbation consiste à mélanger des résidus (végétaux) dans des sols et des sédiments par activité biotique. C'est l'un des processus fondamentaux de l'écologie, car il stimule la décomposition, crée des habitats pour les autres (micro) faunes et augmente le flux de gaz et d'eau dans le sol. Ici, vous pouvez voir un système sans (à gauche) et avec (à droite) la faune du sol comme les vers de terre, les collemboles, les acariens et les isopodes sur une période de 15 semaines. Pendant cette période, alors que seule une petite activité fongique peut être observée sur le côté gauche, la couche de feuilles sur le côté droit est presque entièrement incorporée dans le sol en raison de l'interaction entre les microbes, la microfaune et la mésofaune.




En savoir plus :

Au jardin

L'Agroécologie





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Tout savoir sur les Menthes






Les menthes forment un genre (Mentha) de plantes herbacées vivaces de la famille des Lamiacées (Labiées), sous-famille des Nepetoideae, tribu des Mentheae, sous-tribu des Menthinae. Ce genre comprend de nombreuses espèces, dont beaucoup sont cultivées comme plantes aromatiques et condimentaires, ornementales ou médicinales.


Le genre Mentha est très diversifié. Pour cette raison, les nuances de couleurs de la floraison et du feuillage varient d’une espèce à l’autre. Il en est de même pour la taille et le port, même si ces critères sont sensiblement identiques d’une menthe à l’autre. Le plus souvent, la floraison s’échelonne de juillet à septembre/octobre et est de couleur rosée comme pour la Mentha spicata. Cette vivace rustique se présente sous forme de touffes denses au feuillage semi-persistant. Les feuilles sont ovales lancéolées et souvent velues. La menthe est surtout connue pour son feuillage aromatique. Toutes les parties de la plante sont odorantes mais l’odeur la plus forte se dégage essentiellement des feuilles. On trouve actuellement des variétés au parfum de réglisse telles que la menthe suisse ou la menthe réglisse !



A. Les différentes variétés








Les autres menthes.


Menthe est un nom attribué aussi, en langage courant, à d'autres plantes ne relevant pas du genre Mentha :

  • la menthe-coq ou menthe de Notre-Dame, Tanacetum balsamita L. subsp. balsamita, Astéracées.
  • la menthe des chats ou cataire, Nepeta cataria L., Lamiacées.
  • la menthe d'auvairniton bourgrire aussi appelée menthe poivrée du sud, Lamiacées.

Ainsi que :






B. Culture, récolte et conservation



La menthe, réputée envahissante, se cultive de préférence seule et demande un substrat toujours humide sauf en hiver. Elle préfère une terre riche tout au long de l’année. Exposée à l’ombre ou en lumière tamisée, la menthe devient très résistante. Selon les espèces, elle est rustique jusqu’à -5 ou -15°C. Idéalement, placez-la dans un endroit humide type prairies, fossés ou bords de rivières et ruisseaux. Certaines menthes comme Mentha aquatica sont totalement aquatiques et vivent les pieds dans l’eau.
 

 
Au potager, elle éloigne de nombreux insectes parasites, comme les pucerons et les fourmis. Elle aime la compagnie du brocoli, de la camomille, des choux (Bruxelles, chou-fleur), des navets, des pois, des radis et des tomates.

Elle n'apprécie pas le voisinage de la carotte, du concombre, du cornichon et du maïs.


La menthe demande très peu d'entretien :

  • Arrosez seulement par temps chaud, car il faut maintenir le sol frais, mais sans excès d'eau.
  • Sarclez et binez.
  • Coupez les tiges à quelques centimètres au-dessus du sol, dès le mois de novembre.
  • Ne fertilisez pas.

On ne connaît pas de parasite majeur à la menthe. Cependant, elle redoute l'oïdium.

L'oïdium nommé aussi « maladie du blanc » recouvre la plante d'un feutrage blanc d'aspect farineux. Les feuilles agressées se déforment et se perforent. Cela est généralement dû à une ambiance confinée et à de l'air chargé d'humidité.

 
 

La taille


•Taille d'entretien : il est conseillé de tailler la menthe en hauteur. Cette taille permettra de limiter sa pousse l’empêchant de devenir trop envahissante. Cela stimulera également la pousse des feuilles sur les côtés. En coupant les tiges régulièrement, vous favoriserez le développement de nouvelles pousses.

•Taille d'été : les fleurs éclosent généralement entre juin et septembre. Couper les bourgeons avant leur floraison permettra de contrôler la pousse de la plante et fera bénéficier d’une période de récolte plus importante. On peut aussi pincer les extrémités des tiges pour empêcher la plante de fleurir et ainsi favoriser le développement de nouvelles feuilles.

•Taille d'automne : en novembre, coupez les tiges à quelques centimètres au-dessus du sol.

 


La multiplier

La menthe est une plante très facile à multiplier. Il existe plusieurs méthode, mais la plus simple et rapide, pour peu que vous ayez un plant déjà à disposition est la division.


  • La division des racines

La division des pieds de menthe s'opère en général au printemps (Avril) ou à l'Automne (Septembre). Mais s'il ne fait pas trop froid, vous pouvez essayer à n'importe quelle période de l'année.
Commencez par déterrer le pied avec les racines. Coupez-le en tronçons de 5 à 10cm avec une bêche ou un sécateur. Enterrez chaque tronçon sous plusieurs centimètres de terre puis arrosez. Si le dieu du jardinage est avec vous, une bonne semaine plus tard vous verrez apparaître plusieurs nouvelles tiges.


  • Le bouturage des tiges

Pour bouturer votre menthe, prélevez quelques tiges de 10/15 centimètres. Enlevez les feuilles sur les deux tiers puis plongez les tiges dans un verre d'eau.
Attendre quelques semaines que des racines se forment, puis les planter.


 

Récolte et conservation


La période de récolte peut se réaliser toute l'année, mais plus généralement de mars à octobre. Vous pouvez cueillir les feuilles de menthe au fur et à mesure des besoins, mais de préférence le matin.

Coupez les tiges ou cueillez les feuilles. Il est conseillé de ne pas cueillir plus du tiers des feuilles de menthe en une seule fois. Laissez ensuite la plante repousser pour passer à une nouvelle récolte.

Il est préférable de cueillir la menthe le matin avant que le soleil n'altère les vertus aromatiques des feuilles.


Sinon, vous pouvez la conserver :

Au réfrigérateur : les feuilles se conservent quelques jours enveloppées dans du papier essuie tout humide entouré d'un sachet en plastique au réfrigérateur.

la faire sécher : pour utiliser les feuilles de menthe toute l'année il convient de les sécher. On suspend les tiges coupées à l'envers dans un lieu sec, sombre et chaud. Ensuite, une fois que les feuilles sont bien craquantes, on les stocke dans un récipient opaque et parfaitement hermétique.

La congeler : il est aussi possible de congeler les feuilles de menthe. Placez quelques feuilles de menthe (5 à 10) dans un compartiment du bac à glaçons, remplissez avec de l'eau et mettez-le au congélateur. Vous pouvez également disposez quelques feuilles de menthe à plat dans un sachet en plastique ou sur un plateau que vous conserverez au congélateur.


 
 
 
 

La menthe est surtout utilisée en cuisine pour aromatiser les sauces, les boissons, les desserts, les salades de fruits, les compotes, mais aussi les viandes, les poissons ou le taboulé.

Elle éloigne les mites, elle est donc utile dans les armoires. Au grenier, elle dérange les rongeurs.


 


Bien évidement voici la recette du Mojito


Ingrédients

  • 5 cl de rhum
  • 9 cl d'eau gazeuse
  • 2 cuillères à café de sucre blanc
  • Le jus d'un demi-citron vert
  • 2 branches de menthe fraîche
  • Quelques glaçons entiers


Recette

Dans un grand verre, mettez 2 cuillères à café de sucre blanc. Ajoutez le jus d'un demi citron vert (sans les quartiers pour éviter l'amertume). Complétez avec 2 branches de menthe fraîche.

Pilez les ingrédients avec 9 cl d'eau gazeuse pour délivrer tous les arômes de menthe sucrée. Ajoutez ensuite 5 cl de rhum et terminez avec des glaçons entiers pour rafraîchir le Mojito sans le diluer.




Comment faire de l'extrait ou de la liqueur de menthe, voici la recette :
 
Macérât alcoolique de menthe

 


C. Vidéos

 
















Plus d'articles :

Les fruits et les légumes : Culture et variétés

Au potager




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Tout savoir sur l'ail (ou les aulx)



L’ail, ail commun ou ail cultivé (Allium sativum) est une espèce de plante potagère vivace monocotylédone dont les bulbes, à l’odeur et au goût forts et à la saveur piquante, sont souvent employés comme condiment en cuisine.

            Une tête d’ail se compose de plusieurs caïeux ou gousses d’ail.
L’ail est connu depuis les temps les plus reculés pour ses vertus médicinales.
            Hippocrate classait l’ail parmi les médicaments sudorifiques, assurant qu’il était « chaud, laxatif et diurétique ».
            Grâce aux croisés, il fut considéré comme la panacée en Europe, même contre la peste et les possessions démoniaques (Les têtes d’ail agitées devant les vampires ou Dracula…).


            L’une des sauces médiévales les plus appréciées était la « sauce d’aulx », qui alliait l’ail pilé au persil et à l’oseille, pour accompagner les poissons, ou au vinaigre et à la mie de pain, pour les grillades.

 

 

A. Description


 

Plante herbacée, bulbeuse et vivace assez grande à nombreuses feuilles engainant le bas de la tige. Elle mesure 5 à 12 cm de hauteur.
 

            L’inflorescence est rare chez beaucoup de cultivars et n’apparait qu’occasionnellement en cas de stress. Elle est enveloppée d’une spathe en une seule pièce tombant assez rapidement. Les fleurs sont groupées en ombelles. Assez peu nombreuses, elles sont de couleur blanche ou rose et s’épanouissent en été.


            Le fruit est une capsule à 3 loges, mais celle-ci est très rarement produite et la hampe florale donne plus souvent naissance à des bulbilles florales sauf pour les cultivars originaires d’Asie centrale et du Caucase qui sont proches du type sauvage.


            La multiplication végétative est plutôt la règle par le biais des bulbes formés à la base de la tige. Ce sont des bulbes composé de 3 à 20 bulbilles (gousses) arquées appelés caïeux. Chacun est entouré d’une tunique parcheminée et le groupe d’un même pied est lui-même inclus dans une tunique identique à multiples couches.





            B. Variétés



La classification traditionnelle distingue les cultivars selon des critères morpho-physiologiques en fonction de leur période de végétation et de la couleur de la tunique du bulbe et des bulbilles.

            – L’ail d’automne est planté de septembre à novembre, c’est de l’ail blanc ou violet qui est souvent plus précoce mais supporte moins bien le froid. Il produit très rarement des hampes florales. La récolte s’étale sur deux mois de mi-avril à mi-juin pour la récolte en frais et de mi-mai à mi-juillet pour la récolte en sec. Il se conserve jusqu’en décembre-janvier.
           

 – L’ail de printemps est planté entre décembre et janvier avec un mois en plus ou en moins selon les variétés et le climat et parfois même jusqu’en mars. Lui aussi ne produit que très rarement des hampes florales. C’est de l’ail rose qui se récolte presque toujours en sec en juillet. Il se conserve jusqu’en mars-avril de l’année suivante.
           
– L’ail à bâtons est dit alternatif car pouvant être planté de novembre à février. Il produit couramment des hampes florales. Ce sont des ails roses récoltés généralement en sec de la mi-juin à la mi-juillet.

 
Chacun des groupes comporte ses propres cultivars, en grande partie cultivés dans les régions d’Europe méridionale.

Actuellement près de 130 cultivars sont inscrits au Catalogue européen des espèces et variétés et près de 35 au Catalogue officiel français.


Dans le cas de la France, en fonction du terroir où elles sont cultivées et de leur couleur spécifique, ces variétés sont parfois labellisées :
– Ail blanc de Lomagne (Midi-Pyrénées), IGP
– Ail d’Auvergne
– Ail de Cherrueix (Bretagne).
– Ail de la Drôme, IGP
– Ail de Provence
– Ail fumé d’Arleux (Nord-Pas-de-Calais, demande d’IGP en attente) ;
– Ail rose de Lautrec (Midi-Pyrénées), IGP et Label rouge
– Ail rose du Var (synonymes : Rose de Brignoles ou Moulinen )
– Ail violet de Cadours (Midi-Pyrénées)

 






 



C. Culture



 
La plante aime les sols légers, profonds, riches en éléments nutritifs anciens et bien drainés. Les semences sont enfouies à 3-5 cm de profondeur, les plants espacés de 10-15 cm et les lignes espacés de 25-30 cm. Les bulbes d’ail pourrissent dans les sols lourds et glaiseux, surtout s’ils restent humides. Il ne faut pas cultiver dans les sols organiques ni utiliser de fumiers frais, cela les fait pourrir. L’ail préfère les engrais granulaires minéraux. Ne jamais rechausser les bulbes d’ail, la surface du bulbe doit se trouver à l’air. Utiliser les parties extérieures pour la plantation et le centre pour la consommation.

            En France, on peut le planter à partir de mai. Dans les régions plus chaudes, la plantation peut se faire jusqu’en automne si elle est faite dans un sol qui se drainera bien en hiver. Les plantations automnales donnent de meilleures récoltes.

A la fin de l’été, « nouer » le feuillage (le coucher sur le sol) afin de faire mûrir les bulbes et d’augmenter la récolte.
Les gousses des épiceries sont souvent traitées aux anti-germinatifs et ne peuvent donc pas être replantées.

 

 
 

D. L’ail rocambole


 

L’ail rocambole (Allium scorodoprasum L. 1753) est une plante herbacée, haute de 20 à 40 cm, vivace par son bulbe et ses bulbilles floraux.

Feuilles à limbe allongé, tubulaire, naissant toutes du bulbe, à gaines membraneuses, embrassantes, emboîtées les unes dans les autres. L'odeur, forte en soufre, se développe dès que les tissus sont écrasés.

La tige florale est contournée en spirale en sa partie supérieure et se termine par une inflorescence renfermées avant la floraison dans une spathe écailleuse. Les fleurs sont blanchâtres ou rosées, groupées, mêlées à des bulbilles. Lorsque la tige sèche à l'automne, elle plie et amène les bulbilles jusqu'au sol où elles s'enracinent.

Son bulbe est formé de caïeux (gousses), ovoïdes, oblongs, comprimés latéralement, un peu arqués et renfermés dans une tunique commune.

L'ail rocambole se cultive comme l’ail commun. Il apprécie une terre bien drainée, légère et sans fumure récente (depuis au moins 1 an). Installez-le dans un endroit ensoleillé, là où vous n'avez pas cultivé les années précédentes de légumes de la même famille (échalote, oignon et poireau). Si votre terre est très humide, ajoutez un peu de sable à votre terre et plantez l'ail sur des buttes de 10 à 15 cm de haut. Cette culture sur buttes facilite l'écoulement de l'eau et permet également d'augmenter légèrement la température du sol. L’ail rocambole se plante au printemps, de mars à mai.

La plantation se fait à 25 cm en tous sens. Creusez un trou (3 fois le volume de la motte), placez la motte, et recouvrez de terre. Tassez et arrosez légèrement.

Binez et sarclez, surtout au début de la culture. Arrosez uniquement en cas de sécheresse vers le mois de mai.

A noter : l’ail rocambole est moins sensible que l’ail commun aux maladies, ravageurs ou à l’excès d’humidité. Attention, l'ail rocambole disparaît au début de l'été et ne repousse qu'en automne.

Certaines variétés d'ails cultivés du groupe I dit "à tige dure" portent aussi parfois le nom de rocambole par analogie mais leur hampe florale n'est jamais consommée.

 
Toutes les parties de l'ail rocambole se consomment, en effet, on pourra consommer les bulbilles aériens, les tiges, les feuilles et les bulbes souterrains.

 L'ail rocambole est souvent cultivé comme une vivace au potager, on consomme donc le plus fréquemment les bulbilles aériens en laissant le bulbe souterrain en place pendant plusieurs années au potager.

 Mettez les bulbilles aériens récoltés à sécher comme de l'ail commun sur un journal, dans un endroit sec et tempéré exposé à la lumière mais à l'abri des rayons du soleil.  

 
 
 
 

E. L'ail des ours

 
 
 
L'ail des ours (Allium ursinum), également appelé ail sauvage ou ail des bois, est une plante herbacée vivace de la famille des Amaryllidaceae.
 
C'est une plante de sous-bois frais et ombragés, à fleurs blanches de 20 à 50 cm de hauteur. Lorsque son feuillage est légèrement froissé, elle dégage une forte odeur caractéristique d'ail. C'est une plante sociale qui forme parfois de vastes colonies dans les sous-bois frais ou le long des ruisseaux. Les feuilles apparaissent en février-mars et les fleurs d'avril à juin. La période de la récolte se termine avec les premières fleurs.
 
Il a été très utilisé en Europe et en Asie. On peut manger son bulbe et ses feuilles comme légume ou condiment. Il est excellent cru dans les salades. Ses feuilles se préparent sous forme de pesto et soupe ou comme épice dans des salades, des tisanes. On peut le cuire comme des épinards, le consommer sur des tartines, ou encore dans du yaourt nature. On en fait enfin un beurre assaisonné pour les grillades.
 
Durant les quelques semaines de floraison, qui ont lieu d'avril à juin, l'ail des ours constitue une source de nourriture importante pour de nombreux insectes pollinisateurs. Riche en nectar et en pollen cette plante mellifère présente un intérêt apicole non négligeable.
 
On utilise le bulbe dans des : teintures, sirops, décoctions, jus, cataplasme de pulpe, essences. Il est conseillé de l'utiliser de préférence cru pour préserver la vitamine C. L'essence est utilisée comme rubéfiant en cas de rhumatismes et comme désinfectant de l'atmosphère intérieure. Les feuilles fraîches peuvent être utilisées comme épice, coupées menu comme de la ciboulette ou du persil et mises sur du pain, sur les soupes, les sauces, les salades et les plats à base de viande. Ceci est approprié pour les diarrhées chroniques et aiguës, mais également en cas de constipation lorsque celle-ci est due à des crampes internes ou à un relâchement de l'intestin.
 
 
Dangers de confusion
 
Avant floraison, l'ail des ours peut être confondu avec le muguet de mai ou le colchique d'automne, qui sont tous deux très toxiques (éventuellement mortels). La distinction peut facilement se faire grâce à l'odeur alliacée dégagée par les feuilles froissées de l'ail des ours uniquement, ainsi que par la consistance des feuilles, coriaces chez le muguet et encore plus chez le colchique.
 
 Autre risque de confusion : certaines variétés d'arum peuvent pousser mêlées à l'ail des ours. L'arum est très toxique (éventuellement mortel). Or les jeunes feuilles d'arum présentent une forme et une couleur identiques à celles des jeunes feuilles d'ail des ours, le risque de confusion est donc important. Les deux variétés se distinguent uniquement par le dessin des nervures, parallèles pour l'ail des ours et pennées pour l'arum. En outre les feuilles d'arum froissées ne dégagent pas d'odeur alliacée. En grandissant, la feuille d'arum prend une forme caractéristique permettant de la distinguer plus aisément de la feuille d'ail des ours.
 
 
Culture
 
L'ail des ours se multiplie par division des bulbes ou par semis.
Par division de bulbes : en octobre, prélevez quelques bulbes là où ils sont nombreux (jamais avant 3 ou 4 ans après le semis), et replantez-les, à mi-ombre, tous les 20 cm.
 
Par semis : La récolte des graines d'ail des ours se fait en juin ou juillet, lorsque les ombelles sont à maturité.
Coupez-les avec leur pédoncule.
Faites-les sécher dans un local frais, sec et aéré, puis battez-les au-dessus d'une table, pour récupérer les graines.
Semis à l'ombre ou à mi-ombre, en sol frais, plutôt lourd, très riche en humus et terreau de feuilles, en sachant que c'est une plante envahissante.
Semez très clair en juillet, dans un sol bien préparé, enrichi de compost.
Recouvrez les graines d'un centimètre de terreau.
Arrosez à la pomme chaque semaine, jusqu’en septembre.
N’éclaircissez que la 2e année, à 20 cm, et profitez-en pour consommer les jeunes plants retirés.
 
L’ail des ours entre en dormance l’été pour réapparaître au printemps suivant.
 
On ne connaît aucun ennemi à l’ail des ours, à part les ours qui aimeraient la consommer après leur longue hibernation.
 
Vous pouvez commencer la récolte des feuilles et des fleurs l’année qui suit le semis, en avril, mai et juin, mais attendez 3 ans pour commencer à prélever les bulbes.
 
Les bulbes se conservent une semaine. Les fleurs et les feuilles doivent se consommer très fraîches.
 
Vous pouvez congeler les feuilles : lavez-les et laissez-les ressuyer sur un papier essuie-tout avant de les ranger dans une boite ou un sachet spécial congélation.
 

 
 
 

F. En cuisine



  
 
Ainsi, non seulement, l’ail relève les plats tout en ayant un apport calorique presque nul, mais en plus, il est  diurétique. Riche en fructosanes et en potassium, il stimule le métabolisme. Autrement dit : deux en un, ce petit aliment magique contribue à la fois à vous procurer un sentiment de satiété, ainsi qu’à éliminer. Un ingrédient indispensable si vous envisagez une cure détox, par exemple, malgré ses effets dévastateurs sur l'haleine
 


Remerciez aussi ses antioxydants, notamment le sélénium, qui aident la peau à se protéger contre les méfaits du soleil. L’ail est également très riche en vitamine C, indispensable pour l’énergie, et en vitamine B6, qui favorise une bonne gestion du stress – grand responsable du vieillissement. Ce n’est sans doute pas un hasard si l’ail fait partie des indispensables du régime méditerranéen, réputé pour ses centenaires en pleine forme.

 
Dernier petit conseil pour vous éviter des effets secondaires indésirables : si vous le digérez mal, commencez par l’absorber cuit avant de progressivement passer au cru. Enfin, n’oubliez jamais d’enlever le germe vert qui se trouve au milieu.

 

L’ail : cru ou cuit?
 
 L’enzyme que l’on retrouve dans l’ail et qui permet la formation de l’allicine et des autres composés sulfurés est désactivée par la chaleur. Selon le mode et le temps de cuisson de l’ail, les composés sulfurés formés seront différents et la quantité d’antioxydants pourra diminuer. Les propriétés de l’ail cru seraient ainsi supérieures à celles de l’ail cuit. Un truc : ajouter l’ail 20 minutes ou moins avant la fin de la cuisson afin de préserver le plus possible la qualité de ses composés actifs.

 
Attention : consommé en trop grandes quantités, l’ail peut entraîner des brûlures gastriques.
 






 

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